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Wilhelm Leonide Von Goldmund III Jr.

Wilhelm Leonide Von Goldmund III Jr.

Aristocratie du Vide & Sciences Exactes de l'Echec

Publié le par Wilhelm Leonide Von Goldmund
Dans les Yeux du Chat...

Dans les yeux du chat, on voit la Terre qui tourne.

Du blanc immaculé au noir le plus profond,

On voit l’humanité pathétique à hurler.

Il sait, lui, qui nous sommes,

Et il sourit dans sa moustache.

Il s’est forgé un masque, un stratagème d’un degré supérieur.

Au fond, il nous méprise depuis la nuit des temps.

Il joue son rôle d'esclave consentant, son rôle de bête,

Mais le jour où il jugera le moment venu,

Les hurlements des hommes crèveront la galaxie.

Je me suis plongé dans les eaux noires du lac,

Seul dans la forêt saupoudrée de lune.

Seul dans le silence,

Les ombres projetées telles des stèles sur les flancs des ruines,

Les craquements qui rendent fou,

Et la brise de minuit.

L'eau était troublée, les fougères pliaient sous les forces de la nuit,

Invisibles et sauvages.

Un grondement sourd, régulier comme un battement de cœur,

A déchiré la pénombre.

Des rais de lumière ont percés les ténèbres.

La clarté s’est faite sur les flots.

Là, j’ai craché l’eau, de toutes mes maigres forces,

J’ai bondi du miroir, le zébrant de fissures,

Et j’ai hurlé la vie enfuie.

Nous sommes abreuvés de misère, palpant la peur et la mascarade du divin. Abolissons la sentence du moignon, la culture en poudre. Population informe et grivoise, nous t’offrons le cachot. Barricadez la haine de votre front hautain, nos ciseaux de bois n’entameront que de peu votre auguste chef d’œuvre de poésie paillarde. Je crache tous les parvenus affriolés de passions tordues à en lâcher les bombes. Je défèque les suppositions malhabiles du peuple au sujet de l’analphabète échancré de mort au sel. Je tue l’ovule de la botte cuivrée à coup de négation, refoulant les contrôleurs du vécu. Je toise le pancréas fielleux et misérable des roquettes de quartier, hantées par la plume insalubre de l’artisan râpeux. Je défonce la croix et la grue, la pente du vice, la Ford dernier modèle (avec cendrier Terre-Lune). Je laboure l’élite à la base du noyau crétinoïde déguisé en trompe l’œil incandescent de m’as-tu vu. Je fais éclater le ballon, l’œil du ballon, la putréfaction des ondes, le néant satellite. Traçons des signes oubliés, des signes incantatoires brusques comme la rosée.

Traçons les vite !

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