Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Wilhelm Leonide Von Goldmund III Jr.

Wilhelm Leonide Von Goldmund III Jr.

Aristocratie du Vide & Sciences Exactes de l'Echec

Publié le par Wilhelm Leonide Von Goldmund III Jr.

by Jarek Kubicki

 

 

ALMA…

« Nous sommes les Disloqués de la légende de bas de page, en marge des phonèmes. Des disloqués des dix loques, à breloques, avides de loquets vitaux pourtant fermés, ou, à contrario, à demi ouverts. L’entrebâillement est accessible avec hardiesse, d’un frôlement inerte et pseudo-bien vivant… ou tout son contraire, c’est selon le guichet de l’opération : il s’agit alors d’une invitation fabriquée salement, d’une de ces putains de serrures en phase terminale. Se disloquer pour l’un des deux, pour l’autre aimé et terrassé, ou alors en dehors de tout ça. Mais, tout de même, bien mirer la clé et ce sans détours. Sans verrou associé voire même dissimulé. Sourire ou pleurer, il faut choisir. Regarder de face, en pleine lucarne, ou opter pour une posture détournée. Garder l’image, bien au frais, ou la gerber prestement dans la chaleur de ses tripes. Se mettre en position, sur le côté, ce qui offre dès lors deux phases. Se remettre en marche. Ou pas. Là est notre fond commun : à toi Eyvind, et à moi, Alma... »

&

EYVIND…

« Pas d’autre vertu que celle de nous empoisonner, Alma. Pour durer moins longtemps. Pour leur montrer que : « Non, c’est pas la peine de rien avec nous ». La magnificence de la perte de repères. L’errance faite chair à canon. La déambulation à fond de cale. Mais au bout du compte à sec, en définitive, plus vivants que tous leurs ersatz de bonheur frelaté puant le code civil déglingué, la légion d’horreur et la victoire des bleus sur les verts... quand les Bleus sont sur nos faces et les Verts des billets de retour même pas doux. Alors nous allons tâter la scoumoune avec les piteux attributs du vent : nous ne sommes rien pour personne, n’avons jamais rien été et nous puons le formol des fœtus mal lotis, ceux qui dans leur sarcophages de plexiglas, au fin-fond des musées d’hier, attendent la libération ultime : la Vérité des yeux des pantins, multipliée par le néant... moins l’ozone. Qui s’éteint impitoyablement…

 

Mets ta douleur entre mes doigts, Alma, que nous puissions la transformer en trésor, notre trésor à nous. Dis-moi toujours la vérité, ne travestis jamais le réel, je le reconnais trop quand il dépasse. Offre-moi ton sanglot que j’y décèle la note bleue, magnificence qui cristallise ce pour quoi tu es. Donne-moi tes mains que je les passe sur mon visage, semant au creux des vallons desséchés des graines de toi, petits pétales de cieux réinventés par les sables. Prête-moi tes iris d’ombre que j’y prélève le peu de moi qui est encore à venir, cet enfant qui est encore à vivre. Passe ta langue sur ma grève, au ras des vagues hurlantes, et ramasse enfin les bris de verre effilés que mon cœur rejette au fil du rasoir... »

 

AD VITAM NAUSEAM...

 

Commenter cet article