Aristocratie du Vide & Sciences Exactes de l'Echec
30 Mars 2013
Un ciel trop bleu, comme une injure, redéfinit l’espace châtié
en vivarium extralucide.
Des passagers reculent, semés comme des pelletées de bronze
dans ce décor en porte-à-faux.
Des landaus langoureux aux mères caressantes.
Des arêtes cassantes sous des sourires hideux.
La chaleur frénétique qui trouble les appâts
Rejaillit sur les draps qui se portent en tuniques.
La douceur est un leurre car rien n’a évolué,
C’est la même batterie qui fait tout fonctionner.
Les bras nus et ballants le long des cotonnades,
Tout criblés de vanille, ponctuent les cavalcades.
Les apprentis-sueurs se répandent en kyrielles,
Asséchant le béton de leurs pas défaillants.
Les fleurs délavées de regards fouineurs,
Tombent le masque et pleurent d’envie, en dedans.
Le vent est électrique et insuffle aux silhouettes,
Une sensation douceâtre de bonheur malhonnête.
Mais mon peu d’appétit pour ce spectacle clos
Mâche mon lamento... et tue le renouveau.
Seulement maintenant, il y a Toi...