Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Wilhelm Leonide Von Goldmund III Jr.

Wilhelm Leonide Von Goldmund III Jr.

Aristocratie du Vide & Sciences Exactes de l'Echec

Publié le par Wilhelm Leonide Von Goldmund III Jr.
Tarte-System

Les étoiles, tu les vois ? Les étoiles, vois-tu, celles qui sont tout là-haut, eh bien elles n’ont pas besoin de micro. « Étonnant ! » réponds-tu ? Ce monde est foncièrement étonnant, je crois. Éminemment minant, même en étant mime, ou en mettant des rimes sous le revers du vent. Les écrits, tu les lis ? Ces écrits qui sont échos, enclos éclopés de tricot, de stylos d’eau un peu mythos, de barbeaux de trop, et bien, vois-tu, ces styles-là n’ont pas besoin de troupeau. Hello mes rimes ! Viva mon crime ! Le torero se plante tout seul l’épée dans le dos. Vos étoiles, tu les vois ? Tu ne vois qu’elles, ne me mens pas… Eh bien ces étoiles-là, qui sont de trop, portent des strings et des petits hauts. Pour ressembler à la déco de leurs « studios persos textos bobos ». Piercing du téton avant la communion, avorton percé avant la puberté.

Les trépanés cathodiques éclatés sous l’arbre du blasphème, lente crémation que la leur, quand on songe que leurs pleurs sont motivés par la TVA et la bourse de papa, banquier à ses heures, lorsqu’il s’ennuie de paniquer. Familles lestées qui tapent du pied au tempo vide, amouraché, contre-plaqué, gorets anesthésiés pour pallier au manque d’effectif, d’affectif du préservatif, lorsque celui-ci, tuméfié, est écrasé de gratuité, pour un poupon de plus à biffer. Les équipiers restés au bord de leurs amours en plein essor, le cœur des maladroits, dégainent l’adolescence pour frétiller d’aise sous la fournaise incandescente de la publicité pour des pubis fluorés. Les manteaux se dépoussièrent d’eux-mêmes tant ils ont honte d’être endossés.

Nous autres, pourlécheurs de fiente, ne lisons plus dans notre museau salingue que la crasse de notre ego. Nous ne savons être que par défaut et ricaner de nos travers à défaut d’avoir un salaire, un gosse, une femme, ou une auto, l’oscilloscope sur le zéro. Obstinément sans points cardinaux. A contre-courant, même chez les marginaux. La margelle est telle qu’elle frise le beau. Bateau démâté dégoûté d’être à nu, nullité du vécu médicam-honteusement tu. Ces voix entraînées qui s’accouplent et traînent sur leurs croupes les désirs de haine, et la foi animale qu’a l’homme en ce système pour reproduire à foison l’erreur des Cro-magnon. L’angine à pige qui jeans le gin dans le verre teint éteint ce soir quand les dauphins parlent dans le noir et citadinent aux chandelles pleines de morve ailée, torpeur de fiel, leur sang mêlé pue l’encaustique... mais ces bêtes-là se trouvent « érotiques ». Laissons-leur donc le plat du jour. Ils grappilleront leur pitance dans la nuit dessous leurs oripeaux gris. Et l’amitié salace. Ces étoiles, disais-je, sont les plus belles qui puissent exister, tant nos yeux sont aveuglés par notre néant intérieur et nos fantasmagories de foire.

La lucarne pépie de chaos. Le son est baissé, biaisé pour ne plus écorcher, blasé pour ressembler à la journée. Tempête d’un cerveau pris en flagrant délit d’être minoritaire dans une minorité de mines patibulaires et de tubulures paires. Aide-moi à croire ton esprit, petite elfe liquide, nymphe-nymphéa d’une délivrance qui ne viendra que le pas de la porte chaussé de porte-à-faux, de démangeaisons odorantes comme l’aromate de ton cul délirant des mes excavations, pendule de tes seins lorsqu’ils s’ajourent sous le voile de ma témérité et fendillent le vide d’une fraction de surdité béate.

Je ne rigole que d’or, je ne me pétris que d’osmoses, prétextant l’azur alors que je ne me sens que ténèbres, simplement pour donner le change et (c’est triste à dire) faire cracher l’étain de ma maladresse à être. Les filles aux pantalons déglingués, aux maquillages décatis avant l’âge, aux mèches savamment graissées pour enluminer un cupidon détraqué, quelles espérances placent-elles en leurs regards par en-dessous, touchant au-delà de l’abîme le foie des ivrognes, la poix des réfractaires, la folie des internés de force, les médicaments coûteux qui rendent le réel à peine supportable ?

Et cette peine dans les yeux de celle-ci quand elle égrène sa solitude dans la fumée oblitérée d’un « living thérapeutique » sensé lui apporter du réconfort alors que je ne saisis qu’une détresse mise à mal par les échecs et par l’omission grandiloquente que fait l’État de nos états ? Légumes d’entre les traîne-savates savamment édulcorés pour la bienséance du tout-venant, de la retenue qui gueule à la face des vaincus que demain est déjà.

Commenter cet article