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Wilhelm Leonide Von Goldmund III Jr.

Wilhelm Leonide Von Goldmund III Jr.

Aristocratie du Vide & Sciences Exactes de l'Echec

Publié le par Wilhelm Leonide Von Goldmund
Nihilo Lux

Ces plumes aseptisées, vrombissements de béance, qui agrippent, chevauchent, puis entraînent mon axe décentré dans des pans tentaculaires de voiles à peine lactées.

Ces drisses et ces poulies, toute cette mécanique grippée qui geint de frustration, grimaçantes perditions qui façonnent mon heure creuse en cérémonie d’inhumation gastéropode.

Ces foudres redondantes qui froissent l’espace en pelote d’embaumées transies et clouent à mes souliers hagards le Véritable Poids de la Peine.

Ces ombres automatiquement automatisées qui inondent et lacèrent mon incertain sillage comme autant de leurres endimanchés.

Ces flacons dodus de pluie, de suie, de nuit moirée de cristal qui détalent dans le chaos de mes songes défigurés, de mes aspirations du souffle sombre, de mes fractures lissées par les mensonges du temps.

Cet outrage effroyable, indélébile, peinturluré au crachin sur chaque moellon de leurs chères citadelles obliques, étire mon agonie à l’encontre de toute logique vivante.

Ces vers grasseyants qui se juchent sur les fissures, se gargarisant de mots crus et de crocs nus, de farandoles pendables et autres paraboles fendables.

Et ce petit wagonnet de bois d’enfance qui a mollement trébuché sur les sphères d’accidentelles duperies...

Ces armes délictueuses de pauvre oiseau d’effroi se tournant vers le sol pour ronfler à jamais...

Ce flot d’éviscération qui me charrie semble pourtant si tiède, si délicieusement trouble et apaisé, que le paysage tout bancal de superbes banquets ravive de toute sa science les pliures de mon ange crevé.

Cette flamme qui m’avale et me recrache à loisir, comédienne pulsion de mort qui embrasse tous les paris du sacrifice, gagne peu à peu le flux de mes entailles pour me jeter en offrande à sa lumière.

Ultime soubresaut d’une poupée de misère...

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