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Wilhelm Leonide Von Goldmund III Jr.

Wilhelm Leonide Von Goldmund III Jr.

Aristocratie du Vide & Sciences Exactes de l'Echec

Publié le par Wilhelm Leonide Von Goldmund III Jr.
Massive Arnaque

A tout Commencement... il y a un Point de Chute.

Un « poète » est un être qui est parvenu à deviner l’Amour... mais qui a pris conscience qu’il ne pourra jamais l’atteindre.

Être sérieux, c’est mourir un peu : que vive la Dérision !

Être écrivain, c’est sans cesse renouveler son chapardage. Mon premier roman sera comme un coup de poing sur un fer à cheval, comme un coup de point sur un fer à souder. Puis vivre sur des tessons émargés par l’abstinence... cela me va, même si...

Dis-moi, d’où ça vient, qu’est-ce que ça fait, la Mort-aux-Dents ? Tes lèvres givrées, j’y distillerai une goutte de cyanure, Na !

Le corps de cette femme-là, je peinais à l’entrouvrir, de peur d’y voir ma Mort bourlinguer aux commissures avec carte de séjour et moumoute pétrolifères. Jamais je ne serai le point-à-pitre de telle réunion. Jamais je ne serai l’amant caché dans le pseudo effervescent d’un portable en dentelles jaunies. Jamais je ne pouponnerai la glose aimée de ma friture, je rirai de mes dentifrices qui s’alignent sur l’étable ingérable de mes gencives au sang caillé.

La volonté, la persuasion qu’on est autre, pour ne pas dire, pour ne pas faire, pour ne pas taire, pour ne pas maudire et crier dans les rafales d’embourgeoisement un « Je t’aime ! » béant et béat à une bourrasque italienne qui prête l’oseille mais pas l’oreille, qu’elle a par ailleurs décollée. A tout bout de champ, j’annonce la fin, mais le mieux est de nier le dédain pour resplendir de l’Atroce, et chier sur les pendules, et gratter les verrues, et cingler les bubons, et fidéliser la matière dans ce qu’elle a de plus éternelle : notre écorchure vengeresse sur la joue des peuples.

Je serai le baiser fécal qui ira auditionner des abstractions perverses et retournera contre lui l’arme balisée de la baliste de son rang : l’éternité du perdant. Je vaincrai par mes obsessions, mes ajours pointilleux, mes escapades en Mortadelle, les somptuosités moites et les nuances de gris des lèvres féminines, la mer y défiant la convenance, les plaies qui rougissent de honte quand miroir menteur il y a eu, vous êtes des trompes, des cornes et des beignets, des turpitudes en salade déflorées par le sperme du henné, du saké, du billet, et de la capsule. Quel doux bruit que le liège qui plopille dessus l’évier et déverse son trésor dans la sécheresse bancale du pisse-vinaigre et du compte-centimes ! Les enluminures des repas assaisonnés de verdure pour ne pas perdre la face devant les piafs de la boucherie, et le somptueux orgueil qui naît d’une ritournelle complaisante avachie sur un piano sans queue... Et les bois-la-tasse des filles de mauvaise réputation. Et cette petite folle, en CE2, qui tâte ma culotte pour s’assurer que je suis bien un « vrai garçon ».

La direction qui bouffe les semelles de squames adipeux, les trophées de hors-piste à la poudreuse gouleyante, les secondes du car scolaire qui avale la nuit comme d’autres leurs petits délits, la ponctualité du malheur dans l’onctuosité de la tendresse, le couvert mis à l’envers sous des bâches de sacristies, les embonpoints du juste, celui qui mange bien, qui fait rigoler les gouttières, mais qui chuinte en dedans sa hargne et son dégoût, les pensées giroflées de l’azur moribond qui croque à l’aquarelle des giboulées fantaisistes, des fantassins trapézistes qui matamorent le néant pour impressionner les décalques de l’hiver jamais totalement enfui, la poisse de la canicule qui inocule les caniveaux et le Bélem qui vient se refaire une santé rouennaise dans des mateloteries putrides.

La chasse au hérisson quand les piques viennent de la rue, les palais qui se mouchent dans la subsistance des ans, la douce renonciation qui apostrophe la prostate et épingle les portes, la foire au firMaman quand le drame s’envenime, les Lutéciens qui maîtrisent à peine leurs métros-boulots-caveaux, les esgourdes emplies de pus qui s’amourachent d’aspic mentholé, les sursauts de la guerre des justes qui n’ont plus rien à saigner, les petits seins que tu crèves d’envie de broyer pour éviter qu’ils ne se fissurent sans toi.

Le cœur épinglé au t-shirt de cette môme déjà mère et qui réalise son souhait le plus terne : donner la vie... ou, au moins, la prêter... Ce lent marivaudage qui dépêche ses exclus, les saccades de pisse mentale sur les feuillets de l’écran de toilette, les ribambelles de secours amoncelés dans des uniformes assortis aux drapeaux : les même que les pirates exhibent dans les foire aux groins. Les trésors du pardon qui ne viendront que le buis de ma paume entaillé, les remontrances du temps qui passe trop vite pour qui veut vivre autre chose qu’un rai de merde sur une toile discount, les soubresauts de la destinée, les illusions du péché quand, soulever la fleur des camarades, c’est se boxer avec son reflet quatre-vingt treize mille fois grossis par la chaloupe des tris marrants, des tris porteurs, des tris d’enfants sur les places où les mariages se font en noir et blanc sous une pluie de déchirures.

Et la ponctualité fantastique de l’obscure rombière qui régit le tout et régurgite le couvert dans le seau des femmes de chambre, ponctionnant la chiure des vieux et les bisous salaces de cette momie qui bande et allaite tout à la fois. Les désespérances troubles qui annoncent le déclin fortuit : la course à l’orchidée de nuit qui viendra s'épancher sur ton cœur malade de petit enfant mielleux, un vague salut aux lèvres rouges, mais un vrai adieu à ta saturation de colosse aux pieds d’arts, pillés aux quatre vents, quand le giron crépite sous ta main et que c’est entre tes quenottes qu’ils, les autres, ne pourront définitivement pas te faire aimer la vie, leur foutue vie, de force.

Quand est-ce que mon existence va dépasser le bureau des admissions ? Quand vais-je resplendir autrement que dans mes caves ? Quand vais-je apporter au crépuscule la tendance des ecchymoses et la joie plurielle des enfantillages ? Les tressautements parfaits de dénonciations démoniaques, quand c’est Satan qui tend sa joue, l’ajout devient un temps de moins. Les témoins ne se prononcent pas, les thés moins, les moines baptistes à la bière triple comme leurs mentons : s’enivrer c’est nier Dieu, alors à quoi bon se canetter la bordure des sillages ? Un océan de dégueulis sur la fausse virginité du carrelage urbain et cimenté de crasse et de moucherons rupestres…

Les aiglons ferronnent et déglutissent les svastikas détournées pour cracher au peuple réélu qu’être chauve c’est in-dé-mo-da-ble... être con c’est plus sauvable. Être « Non ! » c’est dire « Oui ! » au pire, être vice c’est visser à l’aise des marées des échafaudages doublement payants, car indiscrets, le fioul qui part à l’étranger se refaire une santé au pensionnat des sœurs, et qui rafle la mise des afros bleus et rouges, machettes et noix de cajou, bijoux et choux de cagettes, déconvenues poilantes dans les spasmes du vent qui déglutit sa ronde avec l’assurance des glands, le string est devenu une monnaie de singe pour écolières dissipées, mais rien ne vaut l’échancrure d’une infirmière diplômée.

Le gueuleton des barbares deviendra un tour de rein, la sombre déconvenue et nonchalance de la pédanterie et du « Petit jeu », les œillères filiformes fomentent des fillettes, des plastiques endurcies sous des mâchoires agonisantes et le lait dégouttant de poitrines saucissonnées par les affiches débilitantes. La gerbille est en cage, mais sa queue n’est pas à l’abri de la mitre du chaton. Dehors, c’est l’éclosion... mais à l’intérieur, c’est la purge. Quand est-ce donc, mon Dieu, que je deviendrai Moi ? Je n’existe que parce qu’on croit en mes traces.

Je ne suppure que les agrandissements de mes desseins d’enfant : devenir AUTRE.

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