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Wilhelm Leonide Von Goldmund III Jr.

Wilhelm Leonide Von Goldmund III Jr.

Aristocratie du Vide & Sciences Exactes de l'Echec

Publié le par Wilhelm Leonide Von Goldmund III Jr.
La Déclinaison Paradante

Être vénéneux pour autrui, c’est tout ce qui prime. Mes descendants sont morts en même temps que mes parents : j’évolue seul désormais, le cul fardé de pathos anémique, le filon farci de pustules cyclopéennes, la nuque moite et rêche sous la caresse du métal, le cou luisant d’amours niées, la poutre apparente dans la douche maquillée, le poison circonspect dans ses atours majeurs, le nez enfariné de poisse mélancolique, le genou granuleux de chutes sous sédatifs, le retour du tondu qui croise la guillotine, les aventures mesquines qui fientent à la piscine, les perruques temporaires qui pestent les dentistes, les filous qui angoissent quand le canif s’enraye, les proies qui se harnachent de prurit pour lutter contre leur « liberté » (si « liberté » il y a, c’est uniquement entre mes couilles et mon jus frelaté).

Les somptueux parallèles qui s’ébattent sous les glands, la faribole tutelle qui te refile ses chemises rouges et ses shorts javelisés, les arceaux de cette maquette qui débonde sa bourre, les bourrelets qui débandent contre l’émail abat-jour, les sursauts de ta mie quand la molette décoince, les déhanchements brutaux qui s’homo-sapiensent, la nuit émasculée qui rend sa marée de perdants, le filtre des tracas qui te tricotent un destin, psychomotricité réapprise chez les clownesques injonctions de cette petite émeraude aux oeillades aiguisées, mais frivoles dans toute cette messe cachetonnée de peu.

Le décompte à rebours qui fait que les salades frisent dans le chaos débile de nos tressaillements. L’épiphanie viendra quand Fanny et pis l’autre raccrocheront leurs gants de nabots. Si la France vote « Nul » c’est signe qu’elle est consciente. Le dirlo fait la moue comme une baudroie grisonnante, aussi insignifiant que chaque pièce en ce jeu. J’en dépose les armes que je n’ai jamais eu l’intention de posséder, elles rouilleront dans un autre parc où Yuri Orlov ira les déterrer.

De nulle part me parvient le son de l’elfe cautérisée, cette petite crapule islandaise qui me ressemble comme un carbone, la suie en moins, le talent en plus. Daisy, tu ressemblais à Björk, pas pour les autres mais seulement pour moi tant j’ai eu toujours eu les puzzles mentaux faciles depuis l’ado-déficience.

J’aurais voulu naître trisomique tant leurs brides ont la saillie dans « l’Intermédiaire » qui fait tant chier le pouvoir. Je ne suis pas modéré, je suis parasite à l’extrême, décadent dans le morose, ponction faite à l’encolure du Maudit qui nous nargue depuis sa chaise, magnifique italique en gras sur fond de grisâtre établi. Les désanoblis du pouvoir iront paître la jonction des injustes par le bas. Dîner avec des trous, singer l’alliance dans les marmots annoncés ou avérés, pitié en leurs âmes.

Je m’estime crétin lunaire, petite vergeture sur l’insecte décati par trop d’onctuosités faussement paradisiaques : on te rappelle toujours à l’ordre, et si ce ne sont pas tes parents, c’est la justice et sa foutue nomenclaturae. On fait semblant de nous prêter un moule dans lequel nous fondre, mais le débit est tant factice que les moustiques ne te piquent plus que l’envers. Et le décor vacille, et tu tangues, affrété facile pour les mous du genou, les pique-assiettes, les vers-de-nez, les pitiés fantaisistes qui s’en vont se refaire la face dans une belote éméchée, les entrelacs d’ombre de cette pauvre gosse qui t’a envoyé un sourire faute de ravalement probe, les bombes intègres de l’ordre ministériel, dossier 2536476, colonne de gauche... mais émargement de droite.

La pluie factice se fait l’arme sur l’esgourde de larme de la gourde : celle qui t’aimait du fin fond du car... et caressait tes pieds du bout des chaussettes, elle te tourmente toujours cette fièvre-enfant blonde et tu peinais à lui déclamer dans ta nuit le pourquoi de ton retrait majeur à la vie. Je suis le piètre enfant de la margelle, voire l’enfant-puits d’entre les stances, le dévergondage vagabond, la punkitude à flanc de couperose.

Si j’étais un coup, je serais torgnole. Si j’étais un ver, je serais creux, sans rime, sans affect, sans pudeur, sans cette foutue normalité qui pousse les écheveaux du crime dans la culotte des filles. La nuit n’est pas une conne aveugle. Puissions-nous lui rendre la pareille. Je suis la nuit qui taraude les esprits, les fantômes décanillés, les abondances destituées. Faire la fête, c’est forcément un peu mourir. Les ecchymoses s’érigent en fortins dessous ta voûte plantaire. Ta tête devient forceps de l’antédiluvien chemin de traverses mentales. Les jonctions de ton être avec ton ego parachèveront ta chute dans le toboggan des spasmes et de l'Irae.

Je peux être chiant comme je peux être bon public : il me suffit d’une claque en joue et je redeviens l’anal-phabète. Découverte majeure de la science : il existerait une infinité d’éternités. Une pour chaque être. Lâchez la mienne, Mesdames, il est temps que je me prononce sur mon infanticide intérieur. Boursouflé comme si j’allais accoucher d’un rejeton pétrolifère, je m’accroche à des bobines numérisées et à des listes mentales éclatantes de ridicule. Seulement je n’ai plus que ça.

L’alcool est une mauvaise maîtresse, elle pue le renfermé poussiéreux de la terne solitude. J’ai tant perdu pour glaner si peu... mais avais-je le choix ? J’étais déjà mort avant d’exister, seulement j’étais pressé de parler pour pouvoir le hurler à mes congénères. Quand je regarde une photo de moi enfant je suis partagé entre un dédain ahurissant et un sursaut de philanthropie galopante. « Elève fin, mais inexistant à l’oral » ai-je lu une fois. J’aurais préféré lire « Elève inexistant, fin dans son renoncement ». Je crains fort de ne pas être défendable, pour le coup.

La toupie sent la vermine à force de voter noir.

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