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Wilhelm Leonide Von Goldmund III Jr.

Wilhelm Leonide Von Goldmund III Jr.

Aristocratie du Vide & Sciences Exactes de l'Echec

Publié le par Wilhelm Leonide Von Goldmund III Jr.

 

Désormais les mots s’éveillent et flamboient d’abstinences obstinées

Nos têtes, vidées par les défis, s’écoutent à présent s’essouffler

La vie, farandole étoilée, dresse son chapiteau de velours

Sur notre rire, brise échue, qui pointe dessous les matins sourds

 

Ta braise est ma flore, ta fougue est ma foi,

Tes yeux, faune errante, tâtent tes soupirs d’aise

Esprit en dégradé sur des beautés, falaises

Qui ébauchent en chœur des aléas d’émois

 

Lorsque tu te retrouves en ma demeure qui cloque,

Ce cloaque furtif est lourd d’horizons anémiés

Lorsque je retrouve tes boucles, monts et breloques,

Ta bouche vive et ton sang vrillent mes gammes sans clés

 

Les mots se révèlent et les flammes de nos cadences s’aliènent

Nos âmes, lustrées par l’envie d’être à deux s’étreignent

Les plis des jours, séparation funeste, poids des heures de veille,

Glissent sur nos pelisses le tribut gourd d’un demain en soleil

 

Je Te veux en un moi et me veux en des Toi :

Détroit des trois canetons qui président à l’aurore

Notre union désarmée sera le chant d’alors

Qui, dans nos fumées denses, enlace l’encens des mois

 

Lorsque je te retrouve en ces nuits qui nous clochent,

Ces tocsins éternels de moments mécréants…

Lorsque tu me détrousses d’un sourire frémissant,

J’y vois comme un charbon qui, sans bruit, s’effiloche

 

Tes mots ? Astres drus, planètes confites aux anneaux comiques

Orbes magnifiés de Wilhelm, con errant de ton jeu cavalier !

Tes creux et vallons, tes rus et tes pics ? Pour mieux nier

Ce trop peu de Toi trouant le Mélancolique... 

 

Et quand je te débauche à ébaucher le vice,

Et que toi tu m’embauches à manier la luxure,

Nos voiles défenestrés, nos toges de parjures,

S’éclipsent dans l’orage d’ailleurs de délices

 

Lorsque je suis en toi et que tu es là-bas,

Dans un trompe-l’œil ardent, une posture figée,

Lorsque tu cries ce moi que je ne suis pourtant pas

Je contemple mon mensonge à ton fleuve s’abreuver

 

Jamais plus d’Après-toi, plus jamais de rejets, de doutes, de stridences

Toujours plus d’unions folles, désaxées, éperdues, trompant l’ennui étrange

Jamais plus de Sans l’autre, plus jamais de rais noirs, de moites arborescences

Toujours plus de passion, ce feu inouï qui lie les êtres à l’échelle des anges 

 

 

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