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Wilhelm Leonide Von Goldmund III Jr.

Wilhelm Leonide Von Goldmund III Jr.

Aristocratie du Vide & Sciences Exactes de l'Echec

Publié le par Wilhelm Leonide Von Goldmund III Jr.
Les Amis (deuxième salve)

Ils sont clairsemés, tout comme mes cheveux

Se perdent dans le vent en taquineries

Ce sont des remparts, des brins de folie

Qui perlent à mes yeux et meurent dans le temps

Ils sont des hasards perchés sur l'écran

Et ils sont ces voix qui taisent l'ordure

On les fait couler et on les les emmure

Pourtant ils ripaillent, festoient dignement

On les croit d'Ailleurs, meublant les silences

On les dit modèles... puis ils se séparent

Ou se cognent dessus, selon les degrés...

Mais ils farandolent en l'Espace inquiet

Ils tendent les doigts vers ta fuite alliée

Et tu tapes sur eux tel un mauvais prof

Tu es exigeant et ils ne sont plus

Qu'une poignée ailée partageant tes heures

Quand ta peau passera dans des strates convenues

Ils te bifferont, l'index à l'épreuve

Mais dans leurs rires pleins tu t'engorgeras

Et leurs yeux pétris lanceront des soleils

Puis ils te tairont, l'esprit trop lointain

Dans des écheveaux de malheur sordide

Torture appliquée, pourtant ces chiens-guides

Mordront à l'appel de leurs descendants

Malgré les méprises, filouterie du quartz

Malgré les perruques, lunettes et postiches

Leur jeunesse s'écoule dans tes affluents

Cette marée indigne, cette pelure des ans

Ils sont ton passé, vainqueur ou crevé

Ils sont ta mémoire qui nage à l'indienne

Ils sont le fard blême de tous les poèmes

Que tu tisses, seul, broyé dans le noir

Ils sont l'apostrophe au coin de la rue

Ils sont les filets du canard local

Ils sont le matelas qui étouffe tes râles

Mais ils sont tes potes, frangins de bancal

Ce sont tes amis, poissons du bocal...

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