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Wilhelm Leonide Von Goldmund III Jr.

Wilhelm Leonide Von Goldmund III Jr.

Aristocratie du Vide & Sciences Exactes de l'Echec

Publié le par Wilhelm Leonide Von Goldmund III Jr.
L'Engrenage des Fées

Du dédain, il avait la lippe, qui s'engageait dans la rengaine...

Resucée, remous et fontaines, de larmes en plaques, vaines caves à nippes.

Ses remugles étaient mordorés et ses circonstances étaient brèves,

Comme des apostrophes niées : des sangliers sanglés de rêves.

La moue élucidée de Pire, piteux pitre de carafon,

Il s'étalait en conjectures sur des poutrelles sans plafonds.

Ses redondances étaient blafardes, ses habitats étaient lustrés

De la crasse myope des hallebardes que tissaient ses songes avinés.

Il avait la bedaine infecte, infectieuse de sous mal gagnés.

Dessous ses oripeaux de spectre, il enrageait à se nier.

Il frappait de jour comme de lune à la tocante de ses proches,

Et dans ses fantasmes fantoches il s'inventait de pieuses encoches.

Mais à la vérité, ce gourd, cet oreiller exsangue et sourd

Se fourvoyait dans l'oisiveté. Celle qui annihile les mèches de raison du printemps,

Celle qui fait sonner l'hiver comme sarabande de tourments.

Il complotait des nuées de fées dans les tréfonds de sa débâcle...

Démâté de son habitacle, il se perdait dans l'Inventé.

A vrai dire ce porc, ce polype, était un horizon sans-gêne,

Et il se bâfrait des tulipes permises d'une Hollande fumigène.

Fumier fumant dans la bruine sourde des vivants de son cul-cul-vlan,

Il était honteux de nature, il n'avançait qu'en reculant.

Et son brio d'homo-sapiens étaient les mots volés à d'autres,

Ceux dont tous se torchent l'évidence,

Ceux dont tous se font les apôtres.

Il n'avait qu'un talent voilé : celui dont se parent les fées

Lorsqu'elles engrenagent un méfait.

Destitué de raison pataude éclaboussée de son sang gras,

Ce triste autiste, ce scélérat, était le chantre des abysses.

Dans sa fournaise intime, son rang de parasite consacré d'ambre

Véhiculait la pauvre chambre de la culasse du flingue mat.

Il se consolait d'être en vie en projetant sur les passants

Son regard de dégingandé et sa défroque de mourant.

Délesté du poids des ans, phacochère funeste et somptueux

Il faisait rimer le graveleux avec le poids de ses chaises vides.

Et c'est dans la bride rabattue de sa démarche de pingouin

Que ce pauvre type, malandrin, s'étalait sur l'asphalte amer.

Nihiliste par déduction et prolixe dans la fournaise

Il se consumait d'amours niaises pour des fumerolles en perdition.

C'est dans l'écrin du malheur creux qu'on fait les meilleures gribouilles

C'est le destin triste de ceux qui régurgitent la tambouille.

La lente pouilleuse sur tempe avide ne ravit que le lépreux dont

La viande se détache et fourmille de vers vains et rubiconds

Rougeur des filles de mes songes, vous n'êtes que des plaies à vif

Car je suis ce rebut de l'Ombre, car je suis ce refus de vivre...

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