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Wilhelm Leonide Von Goldmund III Jr.

Wilhelm Leonide Von Goldmund III Jr.

Aristocratie du Vide & Sciences Exactes de l'Echec

Publié le par Wilhelm Leonide Von Goldmund III Jr.
L'Autre

Du gouffre à souffrir, relents albinos

Du goutte à goutte pire qui tient l'arbalète

De la goule à ras qui tient à vaut l'os

De sa gueule à l'Autre, qui fige tes mirettes

Et ta quête murmure du dollar à fantoche, foutu malappris qui décalque sa graisse

Pourtant l'Autre, tu l'aimes à t'en phémoraliser l'aorte !

Pourtant l'Autre, tu la prises à t'en formoliser le bocal !

Et tes tréfonds seconds ânonnent ta belette

Le giron abscons qui sous-tend ta réglette

Et la lente, l'esclavagiste buccalité qui s'ensuit n'est-elle pas source de sauf-conduit

Dans un territoire borgne où trépassent tes petits ?

Et ta lente au miroir qui te trépane l'iris n'est-elle pas la mélisse

Qui constate ta mélasse à te trouver balaise ?

L'autre tranche et te délaisse : l'amour n'est que faribole-discobole-hyperbole !

Tranche le pain de ta mie et laisse-la couler en vins

Déconfiture permanente... l'amour taste-vain n'est qu'une opiacée de plus

A ta tronche tranchée de phacochère hanté de pus

Et tes rêves ? Ils te portent en des territoires bas du cul, faisandés

Et la lente déclivité de tout à l'égout, du regarde-j'te saigne, emprunte l'abri mou

Des soutifs et gaines qui tiennent l'habitacle de tes habitudes :

Le mamelon est saoul, le téton est cave, la bouche est tordue, le méat coule dru

Et dans ta quête fontanellisée de brusques orthodoxies le Géant prépare la soupe aux orties

Tu piques, hanneton, et tu vires ta couenne comme une panelure de l'ancien temps

Celui, permissif, de tes parents et de tes ans enfuis, faute de brave temps

La temporalité, voilà la réelle faucheuse !

Avoir sentiment de sa durée équivaut à la ronde sans tête !

Soyons fous, soyons nous et bégayons de nos malaises, nous, autistes de l'Ultime Fadaise

Les drogues sont trop peu, la drague pas assez, la dague effilée est la digue qui pèse

Sous les voluptés branques du rêve, entrevoyons une Tour Eiffel fêlée de trop de touristes

Un métro constipé parcouru de camés hauts, l'Apocalypse hantée de trop de héros

Des gamins sales rongeant leurs chienlits : le futur est squame de nos agonies

Il se pâme et pare les escalators de flétans crevés de trop peu de maille

La somptueuse frénésie des astres ? Une connerie !

La gueule à tonton qui fait le pitre ? Une vérité ultime !

Va comprendre quelque chose tant tout ce qui sous-tend l'ordure n'annonce que l'avenir...

Les veines abondent dans le sens où les vieux potes lâchent

La crue animose les pertes et c'est sans faux-semblants : le perdant sera toi !

Et l'un sans l'autre, on se manque... et on se rate... et c'est futile

Parce que tu es solitaire à t'en déféquer de mortadelle

Parce que tu es un bijou de renonciation, une émeraude du pire

Et que la jonction, tu la connais par cœur : c'est l'ajout tout-terrain, 4x4 dimensions

Alors répartis-toi, démultiplie ta douleur et accouche enfin !

Tes gosses ne seront de toute manière pas de ce monde tant il est convoité des Enfers

Possédé des outres, garni de gros sel, farci de fil barbelé, bombé de bombes

Nagasaki, Hiroshima, les bridés courent et rougeoient

Paris, New-York, Londres et Lima, les brides sont des courroies !

Au lieu de graines, on ne plante plus que des drapeaux : bleu, blanc, sang !

Et la ritournelle du veilleur s'ensuit : il garnira nos peaux mortes

A lui de répartir la suie qui convoite nos despotes

Politique ? NEANT

Avenir ? NEANT

Idées ? Juste un peu pour accoucher ici...

Et l'amour ? Bah, mon gars, ça se ternit comme un gros benêt impropre à la consumation

Ça fiente et ça perle, et c'est moche...

Mais au moins c'est au diapason du reste et surtout... de leurs restes

Alors contente-toi et braille, c'est tout ce qu'il te reste

Quand les aveugles auront festoyé en toute bombance, il te restera le miel du Styx,

A ta convenance...

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