Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Wilhelm Leonide Von Goldmund III Jr.

Wilhelm Leonide Von Goldmund III Jr.

Aristocratie du Vide & Sciences Exactes de l'Echec

Publié le par Wilhelm Leonide Von Goldmund III Jr.
Les Versets Phalliques

A la 25ème D.B.

Elle savait le pas des couleuvres

Connaissait l’ivresse sans la gnôle

Repoussait l’escalier du vice

Où je me vautrais, complaisant

Elle maîtrisait de ces torpeurs

Et de ces silences assassins

Qui répandaient dans l’atmosphère

Des déchirures de ricin

Elle survivait dans un taudis

Ses draps sentaient la mite et l’ambre

Sans qu’elle ne me reproche rien

J’ai humé sa couche odorante

Puis elle m’a giflé sans détours

Je la voyais pure turbulence

Dans mon espace de niais sénile

Je dégringolais six étages

Explosion brute de mes esprits

Elle me retint d’un bout d’étoffe

Avant d’étouffer de coups de poings…

Notre enfant n’aura existé

Que dans l’outrage que je lui fis

Le temps de froncer les soucis…

Et de sombrer dans la béance

De nos miroirs de vert de gris

Son adresse est maintenant bannie

Son numéro, minois biffé

Est effacé de ma tourmente

Mais je soupèse, besace crevée,

La perte de l’Amante Phalloïde

La muse amusée de mes pentes

Je demanderai aux forains

Tous les secrets de ses manèges

Et je conspirerai, seul,

Des stratagèmes, sirops de verbe

Dans mes basques de nouveau-né

Je fais la chasse aux surgelés

Pour mieux les retrouver, happés,

Par un écran trop restrictif

La stupéfaction se déroule dans le marasme mou des foules, lorsque la putréfaction gagne un bébé congelé sous les palmes…

Je te ferais bien volontiers le sourire de l’ange gardien, si ce n’était si difficile de te défigurer un brin, tant la hardiesse de tes lèvres, balancées en traverses de ma garde baissée, pantalon des tranchées, sème la zizanie de l’été en allé. Et de mes conjectures abstraites, sous les engelures de bidet, je conçois le plan informel de ta relecture, ma belle embolie :

TU NE M’AS SERVI QU’A ACCENTUER LE PÉRIL…

Embourgeoisé du clan-dinette, je saute l’opuscule du taureau,

Émerveillant la cuisse de l’ombre, je ne fais que révolter la hâte

Aspirons la vie tel l’aspic, les têtes de cire, ponction de biens

Les oligarchies rivalisent de dysfonctionnements crétins

Toi, tête de garce, tu me fouailles l’intestin, tu me rends un pet pour un bien

Le problème qui nous concerne est… que nous ne sommes pas de concert

La vie a ses protubérances que seul le Manque peut régler

Je te manque comme autant de plaies, de vergetures, de bave aux sangs

Tant de hargne et de faux-semblants encaustiqués par la pommade

Que le guide du con battant refoule derrière la mascarade

Et ces iniques bleus à paupières se refermeront dans la baie

Où, velouté, gît dans le noir de nos regrets, mon phare dadais

Je ne saurais guère t’apprendre que la rocambole du moisir

Tant le désert de l’affection se mue en cascades de désir

Mais tout est vain en ce monde-là qu’on nous a prêté pour l’occase

Je range ma cartouchière noire dans l’infamie de mes mensonges,

Ceux par lesquels, portés garants, les mortels s’offrent une rallonge…

Elle avait dans les yeux ces terribles présages

Qui font que les moineaux en abbaye surnagent

Que les chiennes flambantes cachent toujours une lame

Que les tronçons d’humains maquillent l’avantage

On m’offre un cachet terne, moyennant le coût de ma vie

On m’a regardé fiévreusement comme on sème sa mie

Et qu’on étrangle dans l’œuf les hospices récalcitrants,

Qui phagocytent les mourants, les transformant alors en suie

La métrique est l’ennemie de la parole

La musique est amie avec les maux

Et l’on ne peut que hurler d’horreur, constatant le trou dans nos têtes

Celui où l’on aspirait gloutonnement nos esprits en vive tempête

Les pilules emprisonneront nos rêves, prouesses les plus intenses

Nos calculs, nos matinées, puis le repos des ambulances

On nous dit qu’on ne nous flique pas… le résultat est un cri jaune

Où se mêlent l’embarras et la bouteille, étouffés

Nos squelettes, déjà éprouvés par les chutes et les incartades

Nos crânes, aux deux tiers défoncés, se tiennent par les joues camarades

Nos espoirs cassés, déformés, de révolutions dans l’azur,

Fréquentent des patries si lestes que ne persiste que LE murmure

L’horizon, habile à crever, n’en finit pas de se mirer

Dans les escouades déracinées des femmes en blanc, douce pâture

De ces bouchers de l’âme en gros qui président notre inexistence…

Commenter cet article